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Turin depuis Albiez : une journée, ou la suite du voyage
Turin est à deux heures d'Albiez. Train depuis Saint-Jean-de-Maurienne en 1 h 56, tunnel du Fréjus, col du Mont-Cenis l'été : comment y aller, que voir en une journée, et les deux pièges à éviter.

Turin est à deux heures d'Albiez. C'est peu connu et ça change un séjour : la Maurienne est une vallée frontalière, et la première grande ville italienne se trouve de l'autre côté du massif, pas au bout d'un voyage. Beaucoup de nos voyageurs y consacrent une journée en cours de séjour ; d'autres font d'Albiez leur première étape et poursuivent vers l'Italie.
Trois façons d'y aller
En train, depuis Saint-Jean-de-Maurienne
C'est l'option la plus confortable, et la plus sous-estimée. 134 km, 1 h 56, sans changement. Les trains Paris-Milan de la SNCF et de Trenitalia s'arrêtent à Saint-Jean-de-Maurienne, puis à Modane, Oulx et Turin. On laisse la voiture à la gare, on arrive à Torino Porta Susa, et la question du stationnement en ville ne se pose plus.
Deux réserves, et elles comptent. L'offre est de quelques trains par jour seulement : les horaires se vérifient avant de bâtir une journée dessus. Et la ligne est interrompue entre Chambéry et Modane du 11 septembre au 9 octobre 2026, le temps de mettre en service une nouvelle plateforme liée au chantier Lyon-Turin.
En voiture, par le tunnel du Fréjus
Le plus rapide et le plus sûr en toute saison : une vingtaine de minutes pour descendre à Saint-Jean, puis l'A43 jusqu'à Modane, les 12,8 km du tunnel, et l'A32 qui débouche sur Turin. Environ deux heures porte à porte.
Le tunnel est à péage, des deux côtés, et le tarif change chaque année — il se vérifie chez la SFTRF. Il existe des formules aller-retour qui valent le coup dès lors qu'on repasse dans les jours qui suivent.
En voiture, par le col du Mont-Cenis — l'été
L'itinéraire qu'on prend pour lui-même. Le col culmine à 2 081 mètres, il est gratuit, et il débouche au sommet sur un immense lac-réservoir turquoise qui est l'un des paysages les plus spectaculaires des Alpes. De Lanslebourg à Suse, une quarantaine de kilomètres de lacets, moins d'une heure.
Il n'est ouvert que de mi-mai à mi-novembre. Comptez une bonne heure de plus qu'en passant par le tunnel, et considérez que le trajet fait partie de la journée.
Train : Saint-Jean-de-Maurienne → Turin, 134 km, 1 h 56, direct
Voiture par le Fréjus : environ 2 h depuis Albiez, tunnel à péage
Voiture par le Mont-Cenis : 2 081 m, gratuit, ouvert de mi-mai à mi-novembre
À savoir : ligne ferroviaire coupée entre Chambéry et Modane du 11 septembre au 9 octobre 2026
Une journée à Turin : ce qui vaut le déplacement
Turin n'est pas Florence et ne cherche pas à l'être. C'est une capitale — celle du royaume de Savoie, puis brièvement de l'Italie — avec ce que ça suppose de places ordonnées, de palais et de cafés où l'on s'assoit.
- Le Musée égyptien : le plus ancien musée au monde consacré à l'Égypte, et l'un des plus riches après Le Caire. À lui seul, il justifie le voyage. Réservez, la file est longue.
- La Mole Antonelliana et son Musée national du cinéma, dans un bâtiment qui ne ressemble à rien d'autre. L'ascenseur panoramique monte au belvédère, au-dessus des toits et face aux Alpes — celles que vous venez de traverser.
- Le Palazzo Reale et la piazza Castello, cœur du pouvoir savoyard, d'où partent les grandes artères à portiques.
- Les portiques, justement : dix-huit kilomètres de galeries couvertes. Il pleut ? Ça ne change rien au programme.
- Les cafés historiques autour de la piazza San Carlo, et le bicerin — café, chocolat, crème en trois couches qu'on ne mélange pas. Turin est la ville du gianduja ; ce n'est pas une légende touristique, c'est une industrie.
Si vous avez une deuxième journée : la basilique de Superga sur sa colline, ou la Venaria Reale et ses jardins, en périphérie.
Deux conseils pratiques
Le centre de Turin est en zone à trafic limité (ZTL), active en semaine le matin. Une voiture qui y entre sans autorisation est verbalisée automatiquement, et l'amende arrive des mois plus tard. Garez-vous dans un parking de périphérie et finissez en métro — ou prenez le train, ce qui règle la question.
Les autoroutes italiennes sont payantes au ticket, comme en France. Prévoyez une carte bancaire qui passe aux barrières.
Albiez comme première étape
C'est un usage qui revient souvent chez nos voyageurs : quelques jours à la montagne pour commencer, puis la descente vers le Piémont. L'ordre a sa logique — on s'acclimate à l'altitude et au calme avant la ville, plutôt que l'inverse, et la route ne fait que descendre.
Dans ce sens-là, Turin n'est pas seulement une destination mais une porte : son aéroport, ses trains vers Milan, la Ligurie à deux heures de plus. Albiez est le dernier village avant la frontière où l'on dorme encore au calme.
Pour le reste du séjour, voir notre guide d'Albiez, et les pages été et ski selon la saison.
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